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Revue de presse du mardi 07 mai 2002

par Caroline Cordier - publié le 07/05/02

Voici la revue de presse du mardi 07 mai 2002.

L'EVENEMENT

CE LIBERAL QUI N'EFFRAIE PAS
Comme il se doit, la presse salue aujourd'hui la nomination de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, et met l'accent sur les dossiers importants qui attendent le nouveau gouvernement. Le Parisien tient comme des qualités trois éléments du CV du nouveau Premier ministre : "Il n'est ni énarque, ni RPR, ni parisien." La presse régionale insiste sur le côté "provincial" de cet "homme de terrain" : pour le Midi Libre, le nouveau Premier ministre apparaît comme un homme "nouveau", "de rassemblement" et sa nomination est le "premier signal" par lequel Jacques Chirac fait savoir aux Français qu'il a compris leur appel "pour que la politique change". Raffarin serait aussi l'illustration de "l'ouverture et de la concorde". Pour L'Est républicain, "C'est un Premier ministre solidement ancré dans le sol de France qui arrive à Matignon. Un homme convaincu que la politique n'a qu'une raison d'être et un seul but : l'action." Nice-Matin voit en Raffarin un "défenseur de la 'France d'en bas' contre les élites" et retient qu'il fut "l'auteur d'une loi qui a freiné la grande distribution au profit du commerce traditionnel". Le grand Sud-Ouest abonde aussi dans le sens du Premier ministre en titrant : "La France d'en bas à Matignon". Les quotidiens nationaux sont aussi peu critiques : pour Michel Schifres du Figaro, le "choix de Jean-Pierre Raffarin est un bon indice. L'homme symbolise aussi bien le message du premier tour : le refus des solutions toutes faites - que celui du second : le rejet de l'extrémisme." L'éditorialiste avertit tout de même : "Mais lui et son mentor, Jacques Chirac, doivent aller vite. Ils n'ont pas beaucoup de temps. Il a trois mois, législatives gagnées, pour redonner confiance, six pour redonner courage et neuf pour redonner envie". Derrière une couverture assez énigmatique, titrée "Raffarin, enfin !!" Bonheur de l'éviction de Sarkozy ou ironie ? A propos de Raffarin, qui est tout de membre de Démocratie libérale, Libération parle d'un "Premier ministre de campagne". L'éditorialiste Jean-Michel Helvig parle du "piège" de Matignon : "Jean-Pierre Raffarin s'installe dans un bureau qui est la salle des supplices de la République, le prisme grossissant d'une France à bien des égards ingouvernable car trop centralisée. (...) Jean-Pierre Raffarin, réputé homme de consensus dans sa gestion régionale, va mesurer très vite que, si l'on peut réunir 80% des Français pour sauver la République, c'est une tout autre gageure que trouver les lignes de moindre résistance aux réformes dans un pays aussi touché par la crise de la représentation, politique et syndicale". Dans le concert de louanges, seul Le Monde est déçu de cette nomination, qu'il voit, dans son édito, non comme un signe de rassemblement mais plutôt un coup de "barre à droite".

"Chirac nomme un Premier ministre de campagne"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020507-000002084EVEN.html

"Jacques Chirac préfère Raffarin à Sarkozy"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Tue/FAIT/3047367.htm

"Raffarin mine de rien"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020507-000004082EVEN.html

"Bio express"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Tue/FAIT/3047428.htm

"Raffarin : objectif juin"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020507.FIG0179.html

"Quand Jospin lui faisait la leçon..."
http://jdj.leparisien.com/jdj/Tue/FAIT/3047373.htm

"Raffarin chargé de conduire le changement"
http://www.lesechos.fr/cgi-bin/gojdj

"Chirac nomme Raffarin, cap sur les législatives"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020507.FIG0181.html

"Les réactions de la classe politique"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020507.FIG0182.html

"Comment ce giscardien a su séduire Chirac"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020507.FIG0183.html

"Raffarin 'défenseur de la France d'en bas'"
http://portail1.nicematin.fr/journal/urd/run/v2_0.index?catid=_D1065&artid=20020507INF1816

"Jean-Pierre Raffarin s'installe à Matignon"
http://elections.lemonde.fr/presidentielle/
actu/aujourdhui/0,,911393,00.html

"La France d'en bas à Matignon"
http://www.sudouest.com/070502/une.asp?ArticleRet=070502a25079.xml&Article=070502a67242.xml

"La 'mission' de Raffarin"
http://www.estrepublicain.fr/edito.html

"Raffarin, pour illustrer l'ouverture et la concorde"
http://www.midilibre.com/actuv2/article.php?num=1020715999

PLUS D'INFOS

NOUVEAU GOUVERNEMENT
Nicolas Sarkozy a reçu mardi un portefeuille d'un nouveau genre : le ministère de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales dans le nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, formé deux jours après la réélection de Jacques Chirac à l'Elysée. Francis Mer devient ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, François Fillon ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité. Le portefeuille des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie revient à Dominique de Villepin, qui était secrétaire général de l'Elysée, celui de la Défense nationale et des Anciens combattants à Michèle Alliot- Marie. Dominique Perben devient ministre de la Justice. Philippe Douste-Blazy ne devient rien.
http://www.libe.com/presidentielle/actu/20020507actuc.php

PS ROSE ET RIRE JAUNE
"Le PS rajoute du rose dans son projet"
Le Parti socialiste a pratiquement "réécrit" un nouveau programme, plus "à gauche", pour les législatives, alors que la base programmatique des présidentielles devait au départ être simplement clarifiée. Ces propositions, sur lesquelles a travaillé Martine Aubry, mettent l'accent sur les services publics et la justice sociale : hausse des minima sociaux, du pouvoir d'achat des plus démunis, pénalisation des entreprises qui abusent du travail précaire, refus de toute privatisation des services publics, etc. Après un dernier passage devant le bureau national ce matin, le texte définitif devrait être adopté dans l'après-midi en Conseil national. Le projet ne fait pourtant pas l'unanimité, loin s'en faut. Les représentants de l'aile droite du PS sont mécontents : le texte final a agacé notamment Dominique Strauss-Kahn, qui a quitté la réunion des poids lourds du parti en déclarant : "Ici, on est sous le contrôle de l'extrême gauche, je m'en vais". Si tous les ténors du PS font comme Jospin...
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020507-000011072EVEN.html

ET MOI, ET MOI, ET MOI !
"Chaque Français a ses priorités"
Le Parisien demande à 13 Français d'expliquer quelles sont les réformes qu'ils souhaitent voir réalisées par le nouveau gouvernement. Le panel est assez varié : un cadre, un ouvrier, un étudiant, un médecin, une infirmière, etc. Chacun espère, bien sûr, des mesures concrètes quant à son corps de métier. Un PDG de PME aimerait que la création d'entreprise soit favorisée, un salarié d'usine demande un "coup de pouce salarial", un cadre "une réduction d'impôts", une infirmière "un plan d'urgence sur la santé". Plus généralement, un étudiant demande qu'on "ne montre pas les jeunes du doigt", et un postier "qu'on arrête de taper sur les fonctionnaires".
http://jdj.leparisien.com/jdj/Tue/FAIT/3047022.htm

VICE-PRESIDENT FANTÔME
"Le jeu secret de Juppé"
Eric Zemmour, auteur du livre sur Jacques Chirac "L'Homme qui ne s'aimait pas", s'intéresse à Alain Juppé, homme qui "institutionnellement n'est rien, politiquement est tout". Cet ambitieux secret ferait "fait rigoler tout le monde quand il affirme 'n'avoir qu'une seule ambition : terminer le tramway à Bordeaux'". Le journaliste du Figaro se demande si le maire de Bordeaux n'est pas en train "d'inventer une configuration inédite dans la Vème République d'un vice-Président fantôme à l'américaine", lui qui voit se réaliser tous ses projets : Raffarin à l'Elysée ou encore la création et présidence de l'UMP, le parti unique de la droite chiraquienne... Zemmour estime que Sarkozy est "l'ennemi implacable de Juppé" car l'ancien Premier ministre poursuit une stratégie bien nette : empêcher des "ténors" de droite d'émerger au point de lui faire de l'ombre. "Le maire de Bordeaux ne veut pas seulement être candidat de la droite à la présidentielle de 2007 : il veut être le seul. Il doit donc détruire les appareils rivaux de Madelin et Bayrou et tenir d'une main ferme l'UMP" poursuit le journaliste. Il conclut : "Une fois encore, Chirac soutiendra Juppé jusqu'au bout. Mais une fois encore, non sans perfidie, Chirac mettra sur les épaules de Juppé tous les ressentiments, les ratages, toutes les haines. Au-delà de sa brutalité naturelle, Juppé a sans doute une tête de bouc-émissaire idéal". Ca promet.

Ils ont dit

FERME DICRETION
"C'est la main de fer dans un gant de velours, Jean-Pierre Raffarin, il sait être dur. Je pense qu'il a toutes les qualités pour faire un Premier ministre moderne et efficace. C'est un type tout à fait remarquable" a estimé hier, sur LCI, la députée RPR Roselyne Bachelot, porte-parole de la campagne de Chirac et nommée aujourd'hui ministre de l'Ecologie et du Développement durable.

BARRE A GAUCHE
"Le PS doit trouver un ancrage à gauche un peu plus affirmé et ne plus donner le sentiment qu'il est à la fois d'un côté et de l'autre" a conseillé Henri Emmanuelli, député PS des Landes.

L'EFFET 1ER MAI
"On voit bien que Jacques Chirac a changé de posture dans le courant de la semaine dernière, sous l'effet de la mobilisation massive du 1er mai, ce qui renvoie Sarkozy à sa déception et à ses études" a estimé Vincent Peillon, porte-parole du Parti socialiste, au sujet de la nomination de Jean-Pierre Raffarin à Matignon.

L'OMBRE DU BARON
"Le gouvernement de M. Raffarin peut et doit rester éphémère. Je sais que le Premier ministre et son gouvernement vont tout faire pour mettre en oeuvre le programme de la droite et du Medef" a déclaré Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français.

RAFFARIN GAUCHISTE !
"Le Président a choisi, entre les deux options qui s'offraient à lui, la démarche centriste. Ce faisant, M. Chirac prend le risque de décevoir gravement la majorité des Français qui a clairement exprimé son refus de la gauche" a dénoncé Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain.

EN BREF

RESULTATS DEFINITIFS
Les chiffres du 5 mai ont été affinés. Jacques Chirac a obtenu 82,21 % des voix et Le Pen 17,79 % (5 525 906 bulletins). Si l'on compare le score du FN des deux tours, on peut voir que le candidat a "gagné" 700 000 voix environ en quinze jours. Mais si l'on additionne les voix de Mégret et Le Pen du 1er tour (5 472 430), l'extrême-droite n'a gagné en fait que 53 000 voix environ entre les deux tours.

DANS LES COULISSES
"Arrêtez de m'emmerder avec les sondages. Revenez avec les vrais résultats !" aurait déclaré Jacques Chirac le soir du premier tour, alors que l'on lui annonçait la présence de Le Pen au second tour. C'est l'une des anecdotes du livre "Les coulisses d'une victoire" de Bruno Jeudy (Le Parisien), Sylvie Maligorne et Jean-Luc Bardet (AFP), qui sort aujourd'hui. Autre citation, le Président aurait dit le 21 avril de Lionel Jospin : "Je comprends qu'il ait été malheureux. Mais il n'a pas été au niveau. Moi, si j'avais été à sa place, une demi-heure après ma défaite, j'aurais appelé à voter Jospin".

PROJECTIONS EN CHAMBRE
Selon un sondage TF1-Sofres-RTL, la gauche parlementaire et les Verts recueillent 41 % des intentions de vote au premier tour des législatives, contre 37 % pour la droite parlementaire, 16 % pour l'extrême droite (FN et MNR) et 1,5 % pour l'extrême gauche. Selon les projections, la droite serait cependant majoritaire à l'Assemblée nationale puisqu'elle obtiendrait entre 271 et 331 sièges. La gauche aurait, elle, entre 232 et 272 députés, et l'extrême droite (Front national et Mouvement national républicain) obtiendrait entre un et trois sièges.


Hollande se retient

  Au sujet des attaques fleuries assénées par Alain Juppé sur le parti socialiste, François Hollande déclare sur Europe 1 début février: "Nous restons dans le salon (...) nous n'avons pas besoin d'aller visiter les pièces de commodité".


En 2007, l'élection présidentielle revient sur Presidentielles.net : http://www.presidentielles.net

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