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Revue de presse du lundi 29 avril 2002

par Caroline Cordier - publié le 29/04/02

Voici la revue de presse du lundi 29 avril 2002.

L'EVENEMENT

MESSAGE RECU ?
Jacques Chirac avait clairement indiqué avoir compris le message des électeurs lors de son meeting à Rennes le 23 avril. Il multiplie donc les visites aux Français ruraux, les discussions de proximité dans une volonté de montrer qu'il veut dorénavant mettre "le dialogue au coeur de la politique". Hier à Nontron, en Dordogne, pour rassurer les agriculteurs, demain à Toulouse, le 2 mai à Villepinte et Châlons-en-Champagne... Sa démarche contraste avec la campagne médiatique du candidat d'extrême-droite, coupée du terrain. Pour autant, le "devoir républicain" du Président-candidat est de rassembler tous ceux qui adhèrent aux valeurs démocratiques : il doit donc exhorter ses troupes à ne pas parler, jusqu'au second tour, des législatives, ou du moins à ce que leurs négociations ne soient pas médiatisées. Selon l'éditorial du Monde, par un "étrange paradoxe", c'est actuellement "la gauche qui mène avec le plus d'ardeur le combat contre le candidat du Front national". Certes, la consigne de vote de Lionel Jospin est lancée "du bout des lèvres" et "nul ne conteste la profonde antipathie de Jacques Chirac à l'égard des idées du Front national". Mais même si "Nicolas Sarkozy n'a pas tort de souligner que la droite doit appeler à deux rassemblements, le premier pour l'emporter à la présidentielle, le second pour gagner les législatives", la droite parlementaire ne doit pas ouvertement faire des législatives une priorité par rapport au 5 mai. Jacques Chirac devrait amener "ses lieutenants" à revoir leur stratégie. L'heure n'est pas aux querelles partisanes ni aux piques contre la gauche, l'enjeu du second tour voudrait que les troupes chiraquiennes soient à l'image de leur candidat dans ses derniers déplacements, plus à l'écoute des attentes des électeurs, de quelque bord politique qu'ils soient.

"Chirac débat en douceur en Dordogne"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000012088PRES.html

"Le Front national s'en prend aux 'milices de gauche'"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000013091PRES.html

"Semaine cruciale pour les Français"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Mon/FAIT/3027039.htm

"Plongée en France"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Mon/FAIT/3026304.htm

"Chirac apaise les inquiétudes des agriculteurs"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020429.FIG0001.html

"Chirac et la gauche"
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208--273632-,00.html

"En cinq lignes, Lionel Jospin appelle les Français..."
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3224--273465-,00.html

"Le vote de gauche en faveur de Chirac, clé du second tour "
http://www.lefigaro.fr/politique/20020429.FIG0014.html

"Gauche : Chirac, quand même"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000002073PRES.html

"Round d'observation pour les gauches"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000002073PRES.html

"Jospin appelle à voter contre l'extrême-droite"
http://presidentielles.figaro.net/derniers/20020429.FIG0528.html

PLUS D'INFOS

VOTE DES ARTISTES
"La culture antifasciste fait le plein au Zénith"
"Le monde de la culture uni au Zénith en faveur du vote Chirac"

Le Monde l'indique, c'est "une première depuis la Libération". Dimanche 28 en fin d'après-midi, 103 organisations représentant les arts plastiques et le cinéma, le cirque, la danse et l'édition, la musique et le théâtre s'étaient rassemblés au Zénith. Leur déclaration commune indique : "Parce que chaque abstention, chaque bulletin blanc, chaque bulletin nul est une voix pour Le Pen, nous vous appelons à déposer, dimanche 5 mai, dans l'urne, le bulletin Chirac. Nous vous appelons à faire de ce vote un référendum pour la démocratie et la République, contre l'extrême droite." Devant un public de 6000 personnes environ, se sont relayés sur la scène des chanteurs, acteurs, romanciers et cinéastes, danseurs et metteurs en scène pour s'exprimer chacun à leur façon sur le vote à venir. Etaient présents Emmanuelle Béart, Jane Birkin, Romane Bohringer, Isabelle Carré, Philippe Clay, Gad Elmaleh, Claude Lelouch, Firmine Richard, Jack Lang, ministre de l'Education, Catherine Tasca, ministre de la Culture et de la Communication, et Michel Duffour, secrétaire d'Etat au Patrimoine, des députés, comme Patrick Braouezec (PCF), Noël Mamère (Verts) ou Henri Plagnol (RPR), ainsi que Bertrand Delanoë (maire de Paris) ou Roch-Olivier Maistre (conseiller culturel de Jacques Chirac), Jacques Toubon (RPR, ancien ministre de la Culture) et de très nombreux responsables d'établissements privés ou publics, comme Jean-Jacques Aillagon, président du Centre Pompidou.
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000006078PRES.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3246--273544-,00.html

OUTRE-RHIN
"Inquiétude allemande"
Les réactions allemandes aux résultats du premier tour en France sont partagées entre une sorte de "catharsis" par rapport à leur histoire et une inquiétude quant à la "contamination" de l'extrême-droite. Un humoriste plaisante, sur fond de culpabilité allemande par rapport aux accusations "des crimes de leurs parents", et d'accueil moralisateur, comme il leur est parfois réservé à l'étranger : "Pour moi, c'est vraiment une chance. On peut maintenant aller passer ses vacances dans mon pays préféré, la France, et relever le nez : se sentir enfin moralement meilleur." Si les conseillers à la chancellerie sont confiants dans le fait que "la France n'est pas fasciste", ils s'inquiètent du score de Le Pen au second tour : "Au deuxième tour, Hitler avait progressé de plus de 2 millions de voix par rapport au premier tour. Hindenburg l'avait finalement emporté, mais, neuf mois plus tard, Hitler était tout de même nommé chancelier. Jusqu'à présent, le sentiment dominant en Allemagne, c'est que ce résultat français n'est pas brillant, mais qu'on peut le comprendre. On a confiance dans le sursaut démocratique des Français et on ne veut surtout pas crier au loup, pour ne pas risquer d'envenimer davantage encore le climat français. Mais si Le Pen fait un gros score, comme le laissent penser certains sondages..." Un député chrétien-démocrate conseille à la gauche française de ne "surtout pas rejouer ce que nous avons vécu sous la République de Weimar. Ne pas se décider clairement pour la démocratie, c'est-à-dire pour Chirac, ce serait faillir devant l'Histoire. Jospin a là encore un rôle d'homme d'Etat à jouer. La gauche doit permettre une victoire grandiose de Chirac : une victoire qui pourrait lui rendre sa fierté." L'Allemagne redoute les conséquences du scrutin français sur la campagne allemande pour les prochaines législatives de septembre.
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020429-000013092PRES.html

PEUR SUR LA VILLE ?
"Le 'coup de semonce' de Carpentras"
La ville de Carpentras, dans le Vaucluse, détient un triste record : dimanche dernier, 32 % des électeurs ont voté pour le Front national. Choses entendues : "Ici, c'est Facholand. Si on ne réagit pas, la spécialité locale, ce sera bientôt l'aïoli-heilo !" pour un étudiant, "Vous ne trouverez pas ici 35 % de fascistes. Les gens ne sont pas plus racistes qu'ailleurs, ils veulent être tranquilles" pour un sympathisant de Madelin. Un communiste corrige : "Il y a une certaine insécurité et un mal-vivre, mais aussi un racisme profond". Un autre communiste clôt la discussion : "Le Pen doit faire le moins de voix possible parce que le troisième tour, ce sont les législatives, et l'effet boule de neige, ça existe. Le vote blanc et nul, c'est un truc de riches."
http://jdj.leparisien.com/jdj/Mon/FAIT/3025647.htm

Ils ont dit

PAS DE DETAIL
"J'ai consacré un film de neuf heures et demie à ce que monsieur Le Pen a appelé un détail. Mais je voterai Jacques Chirac et sans me pincer le nez" a déclaré Claude Lanzmann, réalisateur du film "Shoah", et ancien membre du comité de soutien de Lionel Jospin.

DICTATURE OU DEMOCRATIE ?
"Renvoyer ainsi dos à dos Chirac et Le Pen, c'est terrifiant. Vivre dans une dictature ou dans une démocratie, ce serait donc la même chose ? Laguiller et Krivine sont de vieux responsables politiques qui campent dans des schémas totalement dépassés et ringards. Connaissant bien Laguiller pour travailler parfois avec elle au Parlement européen, j'en arrive à me demander si elle est vraiment libre de ses mouvements et quelle est la vraie nature de Lutte ouvrière" confie Fodé Sylla, député européen et ancien président de SOS Racisme, au Parisien.

CLAIR ET NET
"Voter blanc ou nul n'est pas suffisant. Si l'on veut qu'il y ait véritablement un référendum contre l'extrême droite, pour la République, il faut utiliser le bulletin Jacques Chirac." a déclaré aujourd'hui François Hollande, secrétaire national du Parti socialiste.

MEMOIRE
"Cette foule et l'émotion que nous avons ressentie dans cet hommage aux victimes de la barbarie nous font dire que nous n'accepterons pas que cela recommence, ni même que cela frémisse ou balbutie" a indiqué Bernard Kouchner à l'AFP, lors de la journée de commémoration de la déportation.

BALBUTIANTE
"J'appelle les travailleurs à ne pas voter Le Pen, notamment ceux qui l'ont fait au premier tour à ne pas le refaire. Je n'appelle pas à voter Chirac parce que je ne crois pas qu'il soit un rempart contre les idées de Le Pen" a déclaré Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière.

REECRITURE
"La position de Jospin est très claire : Votez blanc ou nul. Barrer la route à Le Pen, ça veut dire: 'Ne votez pas pour lui', ça ne veut pas dire: 'Votez pour Chirac'. Sinon, il l'aurait dit mais il ne le fait pas" a indiqué Jean-Marie Le Pen dans France-Soir.

ABSOURDITE
"Il y a des silences assourdissants, celui de Valéry Giscard d'Estaing (...) Qu'attend-il pour intervenir et demander à ce que l'on vote pour Jacques Chirac, afin qu'il y ait ce barrage nécessaire contre M. Le Pen" a lancé Robert Badinter, ancien garde des sceaux socialiste, à la Télévision suisse romande.

EN BREF

PRECEDENT HISTORIQUE
Près de 40 000 grenoblois (sur 160 000) ont manifesté samedi, selon Le Figaro. "C'est la manifestation la plus importante que notre ville ait connue depuis la Libération" a indiqué le maire, Michel Destot (PS), qui a appelé à voter pour Chirac. "Le peuple grenoblois peut être fier de s'être mobilisé si massivement pour dire son opposition aux thèses antirépublicaine, xénophobes, racistes et antisémites du Front national" a-t-il ajouté.

BANQUEROUTE ?
Le Parti communiste, n'ayant pas passé la barre des 5 % des voix, fait face à des dettes importantes que n'épongera pas le remboursement public des frais de campagne. Le trou financier est d'environ 7 millions d'euros et la souscription lancée auprès des sympathisants ne devrait pas, et de loin, suffire à le combler. Par conséquent, l'accord électoral avec le Parti socialiste pour les législatives est en pleine renégociation.


Marx en intraveineuse

  Alors qu'Henri Emmanuelli critique fin janvier les "dérives libérales" au sein du PS, Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l'Assemblée) réplique: "Henri fait un peu archéo, mais ça fait du bien aux élus d'avoir de temps à autre une piqûre de rappel de la bonne doctrine"


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