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Revue de presse du jeudi 25 avril 2002

par Caroline Cordier - publié le 25/04/02

Voici la revue de presse du jeudi 25 avril 2002.

L'EVENEMENT

TARTE DE BRUXELLES
"Je n'ai pas peur de lui, j'ai peur de l'extrême-droite pour la France" a déclaré hier soir sur France 2 Jacques Chirac, évoquant le candidat frontiste. Le Pen, lui, a eu peur de se prendre une tarte à Bruxelles. Il a en effet annulé une conférence de presse, officiellement "pour des raisons de sécurité", mais plus certainement pour avoir eu vent d'un entartage comme le souligne Libération. Alors que des journalistes lançaient "Le Pen, dégonflé", Bruno Gollnisch justifiait cette annulation d'un "nous ne ferons pas le cadeau des scènes dégradantes qu'ils ont préparées". D'ailleurs, quelques instants plus tard, c'est Jean-Claude Martinez, député européen FN, qui a reçu une belle tarte à la crème envoyée par une femme. Auparavant, en temps que député européen, Le Pen avait tenté d'intervenir dans l'hémicycle sur la situation au Proche-Orient. Dès qu'il s'est levé, il a été copieusement hué sur les bancs de la gauche. Plusieurs dizaines de députés ont brandi des affichettes où était inscrit "NON". Pour éviter ce genre de problèmes et ses propres dérapages, qui feraient tomber le masque de respectabilité qu'il essaie de porter, le chef de l'extrême droite a réduit sa campagne à des apparitions télévisées et ne tiendra qu'un seul meeting de second tour, à Marseille. Le Parisien remarque que le candidat garde en mémoire la condamnation à un an d'inéligibilité que lui avait valu sa violence physique sur une femme politique du PS à Mantes-la-Jolie en 1997. De plus, il s'est rendu au CSA pour se plaindre de son traitement dans les médias et notamment sur le service public. Un membre de son entourage a glissé à ce sujet : "Les choses seront différentes avec notre ministre de l'Information". Un Goebbels refoulé, on imagine...

"La peur d'une tarte fait taire Le Pen"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020425-000002102PRES.html

"Le Pen hué par les eurodéputés"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Thu/FAIT/3014662.htm

"Chirac solennel, Le Pen chahuté"
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3396--273005-,00.html

"A Bruxelles, Le Pen doit annuler sa conférence de presse"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020425.FIG0020.html

"Jacques Chirac exprime sa 'grande inquiétude' face à la montée de l'extrême-droite"
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3396--273003-,00.html

"Le vote Chirac fait des adeptes"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020425-000002101PRES.html

"'Ne manifestez-pas', dernier conseil de Jospin"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020425.FIG0015.html

"Chirac refuse le débat avec Le Pen, la mobilisation s'amplifie"
http://elections.lemonde.fr/presidentielle/
actu/aujourdhui/0,,908671,00.html

"Un 1er mai à haut risque"
http://www.lefigaro.fr/politique/20020425.FIG0021.html

"Entre le Président et son adversaire, rien de commun"
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/020425-000003104PRES.html

"La mobilisation anti-FN ne faiblit pas"
http://jdj.leparisien.com/jdj/Thu/POL/3015896.htm

PLUS D'INFOS

L'ANTHROPOPHAGE
"Tout ne se débat pas"
Le Monde explique dans un éditorial pourquoi Jacques Chirac "a eu raison" de ne pas débattre avec Jean-Marie Le Pen. L'édito cite Jean-Pierre Vernant, résistant et historien émérite, qui expliquait en 1993 dans les colonnes du journal pourquoi il refusait "le moindre dialogue" avec l'extrême-droite. Il disait : "une poignée de main me paraîtrait encore de trop. (...) Je crois pourtant être hospitalier. C'est pourquoi ma porte et ma table sont toujours ouvertes. Je suis prêt à expérimenter tous les plats qu'on voudra, même les plus étrangers à mon goût et à mon régime. Mais on ne discute pas recettes de cuisine avec des anthropophages. Je ne souhaite ni partager leur repas ni les inviter à ma table. Le débat, l'échange des idées comme celui de la nourriture obéissent à des règles." Le Monde estime, à la lumière de ces réflexions que "le refus par Jacques Chirac d'un duel télévisé avec Jean-Marie Le Pen prend tout son sens : un acte symbolique où la politique rejoint l'éthique. On lui trouvera certes des explications secondaires - la crainte du président sortant d'être mis en difficulté par son adversaire, sur le terrain éthique justement, à propos des affaires où des juges l'ont mis en cause. Mais, ici même, dans ce journal où nous n'avons jamais manqué de critiquer l'attitude de Jacques Chirac en ces domaines, ce serait confondre l'accessoire et l'essentiel que de ne pas approuver son refus de principe d'un débat avec un homme dont les idées [reflètent] le racisme, l'antihumanisme, la négation de toute universalité de la condition humaine." L'édito finit : "Ces idées-là se combattent, elles ne se débattent pas. Elles se réfutent, elles ne s'échangent pas. L'hospitalité de la discussion ne tient pas face à un tenant de l'inhospitalité pour l'étranger. L'égalité de l'échange ne tient pas face à un tenant de l'inégalité des hommes. Etre tolérant, c'est savoir fixer les limites de l'intolérable."
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208--272947-,00.html

VOTEZ ALLEGREMENT
"Toute attaque contre Jacques Chirac renforce Le Pen"
Dans un entretien au Parisien, Claude Allègre, ex-ministre socialiste, critique certaines attitudes ambiguës à gauche sur l'appel au vote pour Jacques Chirac : "Je suis stupéfait de voir le nombre de ceux qui disent, spécialement à gauche, qu'ils iront voter Chirac, mais passent leur temps à taper sur lui. La vérité est pourtant la suivante : dans le contexte grave où nous sommes, toute attaque contre Chirac renforce Le Pen. Et si cela continue, Le Pen peut faire plus de 40 % des voix : vous imaginez la suite..." De son côté, aucune ambiguïté. A la question "Allez-vous voter Chirac le 5 mai ?", il répond : "Oui, et sans aucun état d'âme. Je ne partage pas le projet politique de Jacques Chirac, mais je n'ai aucun doute sur ses convictions de démocrate et de républicain. J'appelle donc tous les démocrates à se mobiliser, à considérer que le combat n'est pas gagné d'avance et à voter non à Le Pen, donc oui à Chirac."
http://jdj.leparisien.com/jdj/Thu/FAIT/3014342.htm

ARLETTE CANARDEE
Le Canard enchaîné, dans son édition de mercredi titrée : "Pas de détail contre Le Pen. Bottez utile !", publie un article sévère sur l'attitude d'Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, au soir du premier tour. Le journaliste écrit : "Dimanche soir, Arlette, plus verrouillée que jamais, défensive, blême, presque défaite, affirmait sur un ton sépulcral que Lutte ouvrière 'n'appellerait pas à voter Chirac au second tour'. Rigide jusqu'au bout ! Quelques heures plus tard, elle tentait un difficile exercice d'assouplissement, appelant à faire barrage à Le Pen, sans voter pour Chirac tout en se s'abstenant pas... C'est beau la dialectique ! En tout cas, elle n'a pas pleuré. Ni de joie, ni de chagrin. (...) Et les travailleurs-travailleuses qui votent en masse pour Le Pen, ça devrait l'alerter et la faire chialer." Sur son refus d'une alliance électorale avec la Ligue communiste révolutionnaire d'Olivier Besancenot, le journaliste conclut : "Quand des milliers de jeunes défilent spontanément dans les rues contre Le Pen, la petite épicière de Lutte ouvrière, au lieu de pavoiser, n'a qu'un réflexe : baisser son rideau de fer et s'enfermer dans sa boutique. C'est à pleurer !"

Ils ont dit

MORT DANS L'ÂME
"Act Up a décidé d'appeler à voter Chirac le 5 mai. La mort dans l'âme" peut-on lire sur le site d'Act-up Paris. L'association de lutte contre le sida dénonce les propos de Le Pen sur la question : "Raciste, antisémite, négationniste, misogyne, homophobe et tortionnaire de la guerre d'Algérie. Le Pen prône par ailleurs l'élimination des malades du sida de la société française."

PÔLE REPUBLICAIN
"Le vote Chirac est un devoir et une nécessité. Ceux qui font un autre choix s'excluent eux-mêmes du Pôle républicain" a prévenu Max Gallo, président du mouvement. Libération ajoute : "Premier exclu, Paul-Marie Coûteaux (ex-RPF), qui, mardi, avait exprimé son désaccord."

GRAVITE
"Il est nécessaire que tout le pays se dresse comme un seul homme pour dire non à Jean-Marie Le Pen. Il ne faut pas plaisanter avec cette affaire, elle est très, très grave" a indiqué Jack Lang, ministre socialiste de l'Education nationale.

GORGE NOUEE
"En clair, et parce que je m'en sens obligé, je soutiens M. Chirac... comme la corde soutient le pendu." a déclaré dans Le Monde Arnaud Montebourg, député socialiste. Il a également indiqué que si le score de Jacques Chirac était faiblement majoritaire, Le Pen pourrait "prendre le pouvoir" dans les quinze jours.

EN BREF

COUAC
Au lendemain du scrutin du 21 avril, on a pu voir dans Libération une publicité du meilleur goût... Jet tour, un voyagiste, a conçu un encart où l'on voit une plage et ce slogan : "On peut rater le 1er tour, mais pas ses vacances". En cas de second tour Chirac-Jospin, la pub aurait déjà été incivique, mais vu le duel sorti des urnes, elle devient carrément déplacée.

ENCARTAGES
Selon l'agence Reuters, les partis politiques enregistrent depuis quatre jours une forte croissance des demandes d'adhésions. Au PS, on évoque 2600 demandes, soit plus que durant toute l'année 2001. Pour les Verts, ce sont 500 demandes depuis lundi au lieu des 60 hebdomadaires habituelles. Le RPR voit arriver 2000 demandes, dont certaines émanent de jeunes de 17 ans n'ayant pas encore l'âge de voter, et revenir des adhérents qui avaient quitté le parti pour d'autres formations politiques. Le Front national déclare recevoir, lui, "de l'ordre de 700 à 1000 demandes d'adhésion par jour depuis lundi."

FLORILEGE
A l'époque où le débat du second tour était possible entre démocrates, on entendait de belles répliques... Le Figaro en rappelle quelques-unes du face-à-face de haute volée qui opposa Giscard et Mitterrand le 25 avril 1974. A Giscard, Mitterrand, cinglant : "Pas de préciosité !". Giscard : "Vous vous êtes montré plus littéraire que moi dans cette campagne." Mitterrand : "Je ne suis pas Flaubert." Giscard : "Peut-être que vos électeurs vous permettront de le devenir..."


Témoins de l'intérieur

  Daniel Vaillant a marié Lionel Jospin et Sylviane Agasinski en 1994: il a dû demander une délégation au maire de la capitale (Jacques Chirac) car, à l'époque, il n'était pas maire du XVIII° mais conseiller de Paris. Les témoins: Claude Allègre et Jean-Marc Thibault pour Lionel Jospin, Sophie Agacinski pour sa femme.


En 2007, l'élection présidentielle revient sur Presidentielles.net : http://www.presidentielles.net

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